Un projet d’ouverture à l’autre européen
Dossier de présentation
Contact :
Vasil Tasevski
Tél. : 06 18 34 89 81
Email : fn2o@yahoo.com
Introduction à l’aventure
Je m’appelle Vasil Tasevski. Je suis actuellement étudiant au Centre National des Arts du Cirque (CNAC). Je suis arrivé en France il y a 3 ans pour
suivre une formation circassienne. Aujourd'hui, je réalise ce que peut apporter le développement des arts du cirque contemporain dans mon pays d'origine, la Macédoine. En effet, là-bas, les
disciplines artistiques sont d'une part plus traditionnelles qu'en France, mais d'autre part le cirque n'y est que très peu développé.
C'est pourquoi aujourd'hui je cherche à promouvoir les arts du cirque en Macédoine dans un esprit de paix et d’échanges interculturels.
Origines du projet
Né le 9 mai 1984, Vasil passe sa jeunesse à Skopje, capitale macédonienne.
Il y fait des études pendant la guerre, et du théâtre avec son frère aujourd’hui musicien.
Vasil réunit des amis qui pratiquent les arts du cirque et de la rue. Il est enthousiaste car c’est ça qu’il veut faire ! Sans école, il s’y
essaie dans les parcs et dans la rue, il jongle, tend des fils entre les arbres, s’esquinte à l’acrobatie sur les pavés en autodidacte tout en pratiquant l’escalade au plus haut niveau.
2004/2005 est une année pour se mobiliser et se préparer.
Suite à l’envoi d’une vidéo, Balthazar lui propose en 2004 de venir en France comme étudiant pendant un an, le temps de débrouiller avec lui les
questions administratives, et pour le sélectionner ensuite.
2005/2006 est une année pour suivre une formation de base.
En 2005/2006 naît un numéro de manipulation d’objets, de danse et d’acrobatie avec des roues de vélos. Vasil fait là un travail inédit en réalisant
un premier travail autobiographique mettant en jeu son rapport au temps et au monde.
Ce numéro, appelé « Temps centrifuge » sera très apprécié et joué à de nombreuses reprises.
Il le présente aux rencontres fédérales et est retenu pour le festival de cirque actuel à Auch, CIRCA, qui regroupe toutes les compagnies et de
jeunes artistes qui font le cirque actuel et feront le cirque de demain.
Vasil décide alors de continuer sa formation en deuxième année à Balthazar.
2006/2007 est une année pour construire un projet professionnel.
C’est à partir de ce constat qu’il décide, avec son professeur, d’inventer une structure qui lui permette d’exploiter plus encore tant son potentiel
corporel que sa créativité hors norme, et construire un véritable projet professionnel.
C’est une sphère en métal, deux roues entrecroisées, dans laquelle il peut entrer et faire des acrobaties. La sphère s’appelle TOPKA,
« bulle » en macédonien.
Depuis, Vasil a encore été sélectionné pour un grand festival à Tournai, il va également à Turin dans un autre festival international…
En 2006, il envisage avec son professeur de commencer à se produire dans son pays d’origine et d’y organiser des stages, prémices d’une école de cirque macédonienne, dont il connaît la nécessité et dont lui seul peut rassembler les conditions d’émergence.
En 2007, il est reçu à l’école nationale supérieure de Châlons-en-Champagne, au Centre
National des Arts du Cirque (CNAC), qui l’encourage également.
Grâce à son bagage acquis depuis plusieurs années, Vasil Tasevski propose de se faire le médiateur du cirque contemporain en Macédoine et porteur
de projet. Pour cela, il a besoin de rassembler des moyens matériels et humains au sein du projet qu’il vous présente aujourd’hui.
« Nous soutenons son projet et vous le recommandons vivement. Nous souhaitons que vous puissiez l’aider dans ses démarches, lui et ses
compagnons, car nous croyons fermement à la perspective d’une école de cirque macédonienne engendrée par la conjugaison de nos efforts mutuels. »
Martine Leroy
Directrice et professeur au Centre des Arts du Cirque Balthazar à Montpellier
Pourquoi ce projet ?
Les arts du cirque, au croisement des pratiques sportives et artistiques,
sont un médiateur d’une richesse exceptionnelle pour rencontrer l’autre.
De très nombreuses expériences à travers le monde se sont déployées grâce à l’attractivité des arts du cirque, mais surtout parce qu’au-delà de la
langue, à partir de l’expression du corps en mouvement, ils permettent de comprendre l’altérité comme une expérience, nécessitant une prise de risque symbolique.
Or, les arts du cirque sont quasi-inexistants en Macédoine et dans les Balkans en général.
Est-il possible de bousculer les habitudes culturelles, d’engager les jeunes vers une culture européenne contemporaine et d’ouvrir les espaces
culturels encore réservés aux formes plus classiques (théâtre, danse, musique...) ?
Nous le pensons, car certaines associations montrent déjà un grand intérêt pour les arts du spectacle et du cirque. C’est le cas notamment de
« Fuzz Bubble » et « Buskerfest » des associations basées à Skopje avec lesquelles nous sommes en contact dans un désir de construire un projet à long terme.
Quel est le contenu du projet
?
Le projet s’appuie sur 2 actions principales et des échanges corollaires :
Dans un premier temps, nous
aimerions faire connaître le nouveau cirque tel qu'il existe en France,
c'est-à-dire un cirque qui n'est plus un enchaînement de numéros techniques conforme aux règles traditionnelles, mais un cirque qui se veut créatif et qui côtoie le théâtre, la danse, la musique
et toutes autres formes d'expressions artistiques.
Pour ce faire nous avons pour objectif de nouer des liens avec d'autres associations, de participer à des festivals liés aux arts du spectacle, et de
nous produire dans la rue de façon à avoir un contact direct avec le public.
Nous sommes déjà en contact direct avec des associations de Skopje « Fuzz Bubble » et « Buskerfest ».
Nous souhaitons également organiser des rencontres, des expositions, des présentations et des stages ponctuels.
Ainsi, en sensibilisant la population macédonienne à cette nouvelle forme d'expression artistique, nous souhaitons motiver la création chez de
jeunes artistes.
Dans un second temps, nous prévoyons
de travailler avec un public plus sensible : des personnes en difficulté sociale. Cette opportunité de rencontre nous a été permise par la « Megachi children’s embassy». C'est une fondation basée à Skopje, qui a pour mission de réintégrer les enfants en difficulté sociale.
Elle vise le développement de l'enfant au travers de différents ateliers, tels que: des ateliers d'écriture, de dessin, de théâtre, etc...
Dans ce cadre, nous sommes persuadés qu'un atelier de cirque serait un excellent moyen de développement pour l'enfant. L'atelier que nous mènerons
proposera une méthode de développement qui offrira à l’enfant l’occasion d’épanouir toute la créativité dont il est porteur.
D'autres rencontres seront organisées, avec des animateurs locaux cette fois, afin de leur proposer de nouveaux outils
pédagogiques. En particulier, nous monterons un atelier qui leur expliquerait comment fabriquer eux-mêmes du matériel de cirque, et notamment du matériel de jonglage, leur permettant ainsi de
poursuivre notre proposition de travail avec le cirque, après notre départ.
La réalisation de ce projet se fera également sous forme d’échanges, car cela nous permettra d'enrichir notre formation artistique au gré de nos
rencontres. Les différences culturelles entre les Balkans et la France nous apporteront une ouverture d'esprit primordiale pour notre futur professionnel. Nous pensons que ces différences
sociales et culturelles peuvent ajouter de nouvelles couleurs à notre palette artistique.
Ces actions sous forme d’échanges culturels sont d’importance, dès lors qu’elles constituent le premier jet d'un projet à plus long
terme.
En effet, cette première étape nous permettrait d'évaluer la possibilité d'autres types d'actions pour les prochaines années, telles que
l'organisation de stages et de festivals, la création d'une école de cirque amateur, avec à terme, une perspective de professionnalisation pour certains d’entre les jeunes Macédoniens
assidus.
Enfin, afin de garder le lien et une trace du premier voyage, un DVD sera réalisé. De plus, un site internet, régulièrement mis a jour, permettra de
garder un contact pratique et rapide avec les jeunes artistes et les associations locales. Nous pourrons alors constater l'impact de nos actions, les évaluer et les réajuster lors de nos
rencontres successives.
Qui participe au projet?
Afin de concrétiser mon projet, je me suis entouré d’artistes également en formation, pratiquant tous différentes spécialités. Ils sont imprégnés du
courant du cirque contemporain, tant dans leur pratique que dans leur enseignement. Ils sont prêts à faire ce voyage, convaincus de la pertinence de ces échanges et de ce que cela peut apporter
aux jeunes Macédoniens dans le contexte difficile des Balkans.
Notre équipe est constituée de cinq artistes de cirque pratiquant différentes disciplines :
Vasil Tasevski, d'origine macédonienne, sportif de haut niveau (escalade), formé au
Centre des Arts du Cirque Balthazar (Montpellier) et actuellement à l’école supérieure du CNAC (Châlons-en-Champagne), pratique la manipulation d'objets et évolue sur une sphère de 2 anneaux
cylindriques soudés perpendiculairement l'un à l'autre. Il pratique la danse contemporaine, est animateur et formateur en cirque.
Rémy Bénard, d'origine française, cursus STAPS, formé au Centre des Arts du Cirque Balthazar (Montpellier), à l’école Piste d’Azur
(Cannes) et actuellement à l’école supérieure du CNAC (Châlons-en-Champagne). Acrobate et danseur évoluant dans un cercle métallique, il est également animateur en cirque
Matthieu Gary, d'origine française, formé au Centre des Arts du Cirque Balthazar
(Montpellier) et actuellement à l’école supérieure du CNAC (Châlons-en-Champagne). Lui aussi acrobate, il évolue sur un mât chinois et est animateur (BAFA).
Ann Katrin Jornot, d'origine allemande a commencé les équilibres à l'école de Kiev en
Ukraine,elle est aujourd'hui en formation a l'école supérieure de arts du cirque a Bruxelles où elle y pratique les équilibres, la danse et le main à main.
Mathieu Hedan, d'origine française, est formé à l’école Piste d’azur (Cannes) et au
Centre des Arts du Cirque Balthazar (Montpellier). Il part un an à l'école de cirque de Kiev, puis poursuit une formation de danse contemporaine à EPSE danse à Montpellier. Il est équilibriste,
danseur et acrobate, et initiateur aux arts du cirque.
Pour ce projet, l’équipe bénéficie du soutien des co-directeurs du Centre des Arts du Cirque Balthazar, ainsi que de celui du directeur du
CNAC.
Où ? Quand?
Dans un premier temps, le programme s’effectuera sur une durée de 3 semaines entre le 28 juillet et le 20 août 2008. Environ 5 jours de voyage
aller-retour en camion sont nécessaire depuis la France.
Nous commencerons par Skopje, la capitale, où nous rencontrerons les associations « Megachi » (Children’s embassy) et « fuzz
bubble », ainsi que le centre culturel français. Ces rencontres seront l’occasion d’étudier les actions à mettre en place pour les années à venir.
Ensuite nous irons à Ohrid, où nous nous produirons dans la rue, puis dans le cadre du « Busker fest », festival de théâtre de rue.
Le projet est conçu de manière à se développer sur plusieurs années :
-
nos actions pourront prendre une forme plus légère (stages) plusieurs fois dans l’année pour continuer à aider les associations et à former les
animateurs ;
-
un ou deux plus grands voyages par an lors de manifestations culturelles ou de festivals (fin 2008 ou au printemps 2009) pourront se faire sous
conditions de ressources.
Comment ?
Moyens humains et matériels
Les membres de l’équipe sont tous bénévoles.
Les responsables des écoles partenaires qui se sont engagés à encourager et soutenir le projet de leurs anciens élèves, voyagent, travaillent, voire
prêtent du matériel avec les moyens de leurs structures et/ou à leurs frais.
Les transports
Le trajet se fera en camion car le transport de matériel est conséquent (mât chinois, sphère, roue cyr, matériels pour les ateliers). De plus, il
constitue le moyen le plus économique, et nous servirait pour plusieurs années à venir.
Environ 5000 km aller-retour seront à effectuer à chaque rencontre.
Un fourgon nous est nécessaire pour tout transporter. Pour ce faire, nous envisageons l'achat d'un camion de neuf places qui pourra transporter à la
fois du matériel sur les longs trajets (aller-retour), mais également des personnes lors des déplacements quotidiens sur place.
Le matériel
Nous disposons déjà d’une partie du matériel nécessaire à la mise en place des spectacles et des ateliers. Toutefois, l'achat de matériel pédagogique
complémentaire (balles, costumes, poste de musique, matériel spécifique testé,…) est indispensable pour mener le projet à terme.
Afin de pérenniser le projet, il est nécessaire que d’une opération à l’autre nous puissions laisser à nos contacts locaux de quoi s’entraîner entre
deux rencontres, avec les animateurs que nous aurons formés. Cela motivera les associations sur place à prendre progressivement le relais, à chercher des fonds propres et à trouver des
fournisseurs.
Les directeurs de nos écoles inciteront, entre autre par l’intermédiaire de la FEDEC (Fédération Européenne Des Ecoles de Cirque), les collectivités
locales et nationales macédoniennes à soutenir ces actions.
Enfin, la réalisation du DVD et du site internet est à considérer dans le budget.
*Achat matériel spécifique: outil pour les différents ateliers, matériel pour les spectacles.
Tout écart en supplément par rapport à ce budget serait pris en charge par nos soins ; tout écart en moins serait notifié à l'ensemble des
parties impliquées.
Soutiens et partenaires
Notre projet met en lien des partenaires des deux pays grâce à des artistes de cirque de diverses nationalités.
- le Centre des Arts du Cirque Balthazar à Montpellier.
→ www.balthazar.asso.fr
- le centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne (CNAC).
→ www.cnac.fr
- l'association « Fuzz Bubble » à Skopje
→ www.fbc.com.mk
- le Centre culturel français à Skopje
→ www.ccfskopje.edu.mk
-la Children’s embassy à Skopje
→ www.childrensembassy.org.mk
- « Busker fest » (festival de spectacle de rue )
→ www.buskerfestskopje.com
-MEDIA ARTES à Ohrid
→mediaartes@mt.net.mk